Réunis en sommet extraordinaire à Brazzaville en janvier, les six États membres : Cameroun, Gabon, Tchad, Congo, Guinée équatoriale et Centrafrique — ont tenté d’afficher l’unité face à l’érosion des recettes pétrolières, aux déficits persistants et à l’endettement croissant .
Mais derrière les communiqués rassurants, la réalité est brutale : croissance trop faible (autour de 3 %), finances publiques sous tension, dépendance aux hydrocarbures, réserves de change fragiles. La stabilité monétaire tient, mais l’équilibre reste précaire. Le spectre de 1994 — année de la dévaluation du franc CFA — n’est pas officiellement convoqué, mais il hante les esprits.
L’intégration régionale peut-elle survivre sans moyens financiers ?
